
RÉSUMÉ DES INFORMATIONS SUR LA POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
L’utilisation des lignes de haute tension pour distribuer l’électricité à la population est répandue de façon universelle au travers le monde, mais il n’y a pas encore un consensus sur les effets de celles-ci sur la santé humaine.
La dernière fiche d’information sur l’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en décembre 2005 nous signale que « l’ HSEM présente des analogies avec les sensibilités chimiques multiples, un autre trouble associé à des expositions environnementales de bas niveau à des produits chimiques ».
L’Organisation mondiale de la santé admet que les symptômes sont réels, mais qu’il n’y a pas de base scientifique pour démontrer que l’exposition aux champs électromagnétiques (EM) est la cause de ces symptômes.
L’OMS constate aussi que les gens souffrant de l’HSEM ne sont pas plus capables de détecter la présence des champs EM que quiconque. Mais, de l’autre coté, on ne peut sentir la présence de radioactivité, mais les effets sur la santé sont dévastateurs.
Nous utilisons de plus en plus du spectre électromagnétique pour les fins de communication, avec les cellulaires et bientôt le Wi-Fi à grande portée. Il faut classifier les champs EM selon leur fréquence.
Les lignes de transmission d’électricité sont à une fréquence de 60 Hz, et sont classifiés extrêmement basse fréquence. Les tours de cellulaires par exemple sont dans les gigahertz (GHz), classifié micro-ondes.
Nous sommes plus concernés par les basses fréquences des lignes de transmission dans ce résumé.
Suite à une dizaine d’études démontrant que le risque de leucémie double chez l’enfant surexposé à un champ magnétique mesurant au moins 0,3 µT (micro Tesla), le Centre international de recherches sur le cancer , en 2001, a classé « peut-être cancérogènes » les champs magnétiques de 60 Hz émis par les lignes électriques. Selon les chercheurs de l’institut national de santé publique du Québec (INSPQ) , les québécois sont exposés à des champs magnétiques résidentiels beaucoup plus importants qu’ailleurs au Canada et en Europe, avec 7% de la population exposés à un champ supérieur à 0,4 µT. Une autre étude non-publié faite par le SCHL a démontré que chez les gens habitant près d’une ligne à haute tension, 82,8% d’eux avaient une exposition supérieure à 0,2 µT en moyenne sur une période de 24 heures.
En tenant compte de ces faits, les normes dans les différents pays industrialisés semblent plutôt élevées : en Europe, la limite d’exposition aux champs magnétiques pour longue durée est de 100 µT pour la source de basses fréquences comme les lignes de transmission.
Au Canada, le gouvernement fédéral n’impose aucune restriction sur les champs en dessous de 3 kHz, y incluant les lignes de transmission de 60 Hz. Suivant la tendance internationale, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) recommande d’appliquer le principe de précaution lorsqu’un risque pour la santé est possible mais non prouvé hors de tout doute.